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Les violences de masse japonaises et leurs victimes pendant la "guerre de Quinze Ans" (1931-1945)

Last modified: 20 juillet 2012
Arnaud DOGLIA

mai 2011

Citer cet article

Arnaud DOGLIA, Les violences de masse japonaises et leurs victimes pendant la "guerre de Quinze Ans" (1931-1945), Encyclopédie en ligne des violences de masse, [en ligne], publié le 13 mai 2011, consulté le 18 avril 2014, URL : http://www.massviolence.org/Les-violences-de-masse-japonaises-et-leurs-victimes-pendant, ISSN 1961-9898

Juin 1942 La gendarmerie de la marine japonaise craint un soulèvement armé des Chinois installés sur l’île de Bornéo, avec la complicité des autorités coloniales néerlandaises. Les Japonais arrêtent le gouverneur de la province de Kalimantan et sa femme, les accusant d’activités anti-japonaises. Ils sont alors exécutés avec 257 autres personnes. Durant les mois suivants, plus de 1 500 personnes, chinoises, européennes, indonésiennes ou indiennes sont torturées et tuées suite aux brutalités japonaises. En avril 1943, un autre cas de violence de masse advient, connu sous le nom de « Massacre de Mandor (ou Pontianak) » (マンドール事件 Mandor jiken, ポンティアナック事件 Pontianak jiken) au cours duquel quelques milliers de personnes, dont le sultan, des représentants de l’autorité coloniale ainsi que des intellectuels et des notables sont exécutés par les troupes japonaises. Certains points restent aujourd’hui obscurs et le bilan total est toujours inconnu. On estime que dans les Indes néerlandaises, environ 20 000 prisonniers meurent de malnutrition, sous la torture et/ou exécutés dans des camps japonais jusqu’en 1945.

** (Hayase, 2006 : 32-35 ; Tanaka, 1996 : 27-28 ; NIOD, 2010 ; IKA, 2010)

7 août 1942 Début de la bataille de Guadalcanal. Jusqu’à sa fin en février 1943, sur les 24 000 hommes de l’armée de terre japonaise présents, 5 000 environ tombent au combat sous les balles ennemies, alors que plus de 15 000 (donc le triple) meurent de malnutrition ou de suites de maladies (malaria, dysenterie, béribéri).

*** (Fujiwara A., 2001 : 22)

12 août 1942

Six cent dix crimes, des viols pour la majorité, sont commis et recensés par les troupes japonaises en Asie du Sud-Est sur les populations civiles. En conséquence, au mois de septembre de la même année, 400 « stations de réconfort », peuplées principalement de femmes asiatiques, sont installées dans la région Asie-Pacifique en quelques mois afin de tenter de limiter les viols et les MST. Dans les seules Indes néerlandaises, environ 300 Européennes et 20 000 Indonésiennes (dont une partie substantielle de ces dernières échappent à la prostitution forcée mais pas aux viols et violences) sont touchées par le phénomène. Comme expliqué auparavant, le nombre total de femmes réduites en esclavage et sujettes à des violences de masse est encore inconnu.

** (Imai et Iwasaki, 2010 ; Tanaka, 2002 : 61-83 ; Yoshimi, 2000 : 80, 86)

Online Encyclopedia of Mass Violence® - ISSN 1961-9898